vendredi 29 avril 2011
Double nationalité
jeudi 10 mars 2011
Le paiement des impôts
Il me semble que personne ne soit être préoccupé par cette question alors que 60% du budget national repose sur le bon vouloir de l'international. Nous voulons diriger alors que nous ne savons rien gérer. Messieurs les taxateurs, soyez moins "dépouilleurs" envers ceux qui payent et plus fermes envers ceux qui devraient se mettre au pas.
jeudi 13 janvier 2011
Connaissez-vous la viande de lapin?
Que reste-il d'Haïti après le 12 janvier 2010?
Cependant, Haïti ne s'arrête pas uniquement à ces régions. J'ai pris la peine de revoir des photos prises un peu partout qui m'ont conforté dans mon approche. Nous avons un beau pays ayant une histoire, des paysages superbes, des plages époustouflants, des coins de verdure paradisiaques, des grottes magnifiques, des vestiges coloniaux formidables et le plus important de tout, des gens extraordinaires, dotés d'un sens de solidarité hors du commun. Malheureusement, les médias internationaux se plaisent trop souvent à décrire uniquement ce que nous avons de pire car seul le sensationnel paye. Les ONG qui oeuvrent en Haïti ne démordent pas non plus du bourbier haïtien car c'est du désenchantement quotidien de ce peuple qu'elles justifient leurs actions et leur raison d'être. Quand à la communauté internationale, je suis incapable de comprendre cet engouement pour notre Haïti. Il se peut qu'il y ait des intérêts connus que dans les hautes sphères... Toutefois, qui aime trop mal étreint, simple constatation!
mardi 4 janvier 2011
2011: Une nouvelle année mais...
vendredi 3 décembre 2010
Entre Espoir et Désespoir
samedi 9 octobre 2010
La Grande Traversée
"Je me sers d’animaux pour instruire les hommes"
Jean de La Fontaine
Depuis la nuit des temps, selon des exégèses fondées sur certains textes sacrés, il est dit que Dieu, lors de la création de l’univers, après avoir ensemencé le vide des ténèbres d’une pluie de perles pour créer les planètes et les étoiles, tira, de cette nébuleuse qui se répandait dans l’immensité de l’espace, l’une de ces perles pour en faire un paradis. Il voulut que ce paradis soit en tout point exceptionnel ; un lieu de délices et de paix où le temps n’avait pas de limite et la vie point de frontière. Il le nomma Eden. Dans son infinie générosité, il décida d’y accueillir tous ceux qui, lors de leur passage sur terre, avaient accompli sa parole et observé ses commandements.
Il était une fois, un vieux renard, régent de son Etat, au déclin de sa vie, convaincu de s’être toujours soumis à la loi divine, voulut entreprendre la grande traversée qui devrait le conduire, en récompense de sa bonne conduite et de ses mérites, à la terre promise. Nul ne pouvait prédire le temps nécessaire pour l’atteindre, ni les épreuves à surmonter en cours de trajet. On savait seulement qu’elle se situait dans la constellation des illusions, aux confins de l’univers et que seuls les plus sages pouvaient y pénétrer.
Pour ce long voyage, le renard crut bon d’inviter ses pairs, chefs de village comme lui, à l’accompagner, en ayant soin de leur préciser les exigences du créateur. Et comme tous les appelés se disaient en état de grâce, la sainte croisière pouvait être planifiée. Elle s’amorçait sous de bons auspices. Un immense vaisseau, à l’instar de l’arche de Noé, fut prévu pour accommoder tous les passagers. Chacun mettait du sien à le construire. Ils étaient tous emballés à l’idée de découvrir ce lieu béni du Seigneur et de pouvoir y séjourner éternellement, dans une perpétuelle extase. Ils mirent tant d’ardeur à l’ouvrage, qu’en peu de temps tout était prêt pour ce voyage sans retour.
Le jour du grand départ, toute la communauté des animaux était présente pour souhaiter une bonne et heureuse traversée et la pleine jouissance de leur nouvelle existence à tous les heureux élus. De leur côté, ceux-là partaient avec enthousiasme, et le sentiment d’avoir un devoir à accomplir, car pensaient-ils, cette initiative devrait ouvrir, par la suite, la porte de l’Eden à tous ceux qui, comme eux, se montreraient dignes de la miséricorde divine.
Une fois tout au point, l’entreprenant amiral lâcha les amarres et s’engagea résolument sur l’océan mouvementé des incertitudes. A bord, se retrouvait un représentant de chaque espèce de la faune. Se côtoyaient de vieux copains qui se connaissaient de longue date et qui avaient beaucoup en commun et bien de choses, encore, à partager. Mais aussi, des ennemis séculaires qui se haïssaient et qui, en pareille circonstance, se méfiaient de la présence de certains "croisiéristes", vu que des contentieux les opposaient, et que jusqu’à date, ils n’avaient pas encore été vidés. Et comme disait la parole, seule la repentie des fautes commises pouvait garantir la réussite d’une telle entreprise. Cependant, les vielles querelles et les rancoeurs n’avaient pas disparu, bien au contraire, elles persistaient. Un malaise palpable s’était installé à bord, et peu de temps après le départ, les premières frictions se firent sentir.
Le premier à réagir fut le corbeau, qui rappelait avec luxes détails comment il avait été victime de la ruse du renard. Il confia avoir juré qu’on ne l’y prendrait plus. Persuadé que ce traître ne les conduirait pas à bon port, il manifesta clairement son opposition à être, par lui, mené. Du coup, il trouva l’appui de la cigogne qui fut à la même époque, elle aussi, victime d’une tromperie du même genre. Chemin faisant, les idées s’exprimaient et se clarifiaient selon l’expérience de chacun. Certains se positionnaient pour le remplacement pur et simple du commandant de bord. D’autres étaient contre, parce que disaient-ils, cela risquerait de compromettre le projet et conduire à la catastrophe. Des clans se formèrent, selon l’intérêt ou la perception de chacun. Tous les conflits semblaient vouloir se résoudre d’un coup. Ainsi l’agneau redoutait la cruauté du loup qui avait mangé, "sans autre forme de procès", son aïeul dans la forêt. La fourmi craignait les représailles de la cigale, pour ne l’avoir pas aidée dans un moment de grande difficulté. Toutes les victimes demandaient, alors, réparation pour les torts qu’elles avaient subis. L’atmosphère était à son comble, la pagaille régnait à bord et la panique gagnait les esprits. Les discussions s’animèrent à un point tel que l’écho des perturbations parvint à l’oreille du renard. Celui-ci, flairant le danger qui le guettait, engagea des pourparlers. Le Roi Lion fut désigné pour diriger une commission de négociation. Fort de son statut de seigneur des animaux, il accepta de mener les débats, espérant arriver à un compromis favorable à tous.
Se rendant compte de cette situation de grande confusion, certains opportunistes décidèrent de l’exploiter du mieux de leurs intérêts pour en tirer profit. L’ambitieuse grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf, disait qu’elle avait acquis suffisamment d’expérience pour mener à bien une telle mission. Le gorille, comptant sur sa force physique, se vantait de pouvoir soulever les montagnes. Le rhinocéros confirma qu’il avait, de toujours, durant des années, dirigé son troupeau d’une main ferme, et que de ce fait il avait acquis le sens du commandement. Le perroquet, bruyant parleur, mais non moins perturbant hâbleur, pensait que son discours prolifique pourrait être un atout majeur et un avantage certain, lors des débats. Le léopard avançait qu’il était le plus qualifié, car dans les bois il avait l’habitude de flairer le danger et de déjouer tous les pièges qui lui étaient tendus. Même le kok zenga pensait qu’il pouvait, rien qu’à la beauté de son plumage et de sa fringante allure, s’attribuer tous les suffrages.
Dans cette cacophonie, au cours de discussions qui n’en finissaient pas, tout le monde allait de sa superbe. Soudain, du tréfonds de l’infini jaillit une sereine voix, d’une troublante clarté et d’une incroyable puissance. La parole qu’elle charriait fit tressaillir toute l’équipée. Dieu dans sa magnificence venait de se manifester, pour rappeler à tous ces bruyants perturbateurs la règle d’or : «Seuls les sages et les pacifistes auront accès au paradis ». Sur ce, une violente tempête souffla brusquement l’embarcation et la fit tanguer dangereusement. Depuis lors on n’a jamais rien su de son sort. Qui sait dans quelle mer houleuse navigue t-elle encore ! Dira t-on, comme le fabuliste : « Adieu veau, vache, cochon, couvée » ?
Si pareil est l’égarement du genre humain face à ses déboires, on peut comprendre la réflexion de Victor Hugo lorsqu’il dit : «C’est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas », et renchérir avec Raymond Aron, en admettant, tout en s’interrogeant:
«L’homme est un Etre raisonnable, mais les hommes le sont-ils ? ».
Pèlerin, juin 2010.
Robert Paret
paretrobert@yahoo.fr
mercredi 14 avril 2010
lundi 1 mars 2010
Un Etat Responsable
Lamentations : Non, Actions : Oui
lundi 22 février 2010
ET ALORS ???
Chers Amis,
Il nous faut éviter de distribuer ce genre d'imbécillité que des journalistes étrangers en mal de sensationnalisme sortent à tout bout de champs, chaque fois qu'ils sont en panne d'inspiration. Comment peut on prétendre que pour une certaine catégorie d'haïtiens "le séisme du 12 janvier et le chaos qui a suivi sont passés inaperçus." C'est une méchante stupidité. C'est l'œuvre de quelqu'un qui n'a jamais mis les pieds en Haïti, qui n'a aucune idée de ce qu'était Haïti, de ce qui s'est passé en Haïti le 12 Janvier et de ce qui se passe en Haïti depuis cette catastrophe qui nous a frappé.
Moi, Lesly Alphonse, j'ai toujours été sur place, je suis sur place et je resterai sur place. Donc je me fais le devoir de rétablir la vérité et de combattre ce genre de propagandes mensongères qui n'ont aucun sens.
Haïti est effectivement classé comme le pays le plus pauvre de la zone. Ce qui est probablement vrai. Mais est-ce que cela veut dire qu'il ne devrait pas exister de supermarché en Haïti? Que personne ne devrait manger des bonbons d'Europe, du fromage ou boire du bon vin? Est-ce qu'en Haïti, acheter et lire des "revues contenant des recettes de cuisine pour maigrir" devrait être interdit. Dans on ignorance crasse et sonore, comme dirait le professeur de latin Franck Saint-Victor, de regrettée mémoire, ce journaleux a illustré son article avec la photo de quelques marchandes paysannes étalant leurs superbes fruits et légumes. Ne sait-il pas que ces dames aussi, sont une élite haïtienne. Ces fruits et légumes sont-ils trop beaux pour être vendus en Haïti?
Moi, Lesly Alphonse, Notaire à Pétion-Ville, consommateur de fromage et d'huile d'olive italienne, propriétaire de maison perchée sur les hauteurs de Pétion-Ville, j'étais jusqu'à 3 heures du matin, dans la nuit du 12 au 13 janvier, au local de l'Université de Port-au-Prince, à la Ruelle Rivière, à livrer un combat acharné pour tirer des griffes de la mort, des étudiants pris sous les décombres. J'ai même été rejoint sur ce champ de bataille par notre ami Gérald Bastien, qui peut en témoigner. Plusieurs membres de cette élite dont il parle en ont fait autant et ont mis spontanément à la disposition des sinistrés, leurs cours, leurs parkings, leurs propriétés. Ils étaient dans les rues comme tout le monde, essayant de sauver quelques vies, de-ci, de-là. Les gens dont parle cet idiot ont perdu leurs maisons, leurs entreprises, leurs magasins et qui pis est, leurs femmes, leurs maris, leurs enfants et leurs parents comme tout le monde. Ils ont couché à la belle étoile comme tout le monde.
Juste à titre d'exemple parmi tant d'autres. L'Hôtel Montana, un complexe de dizaines de millions de dollars a disparu corps et biens et ses propriétaires ont été extraits des décombres y laissant d'ailleurs plusieurs membres de leur famille.
Je connais personnellement ce Moussa Aballa Nahra, le propriétaire syrien de Royal Market. C'est un Monsieur qui commence à travailler dès 5 heures du matin pour ne s'arrêter qu'aux environs de 10 heures du soir. C'est un excellent professeur de cette matière combien éliminatoire qu'on appelle "le travail". J'exige le respect pour cet homme. Lui, entre autres, peut et doit être cité en exemple sur ce point à notre jeunesse. Ne permettons pas à un macaque, fut-il de l'AFP, de le traîner dans la boue ni de le ridiculiser.
D'ailleurs, chers amis, nous devons bien comprendre que certaines personnes de l'international, ont des intérêts inavoués dans ce genre de campagne de dénigrement. Elles veulent contester à notre pays le droit d'avoir une élite. L'idéal pour eux serait que tous les haïtiens indistinctement soient des crève-la-faim. Il ne doit pas être possible pour un haïtien de réussir en Haïti. Le rêve de nos ancêtres libérateurs ne doit être qu'un cauchemar. Ce rêve ne doit pas se réaliser. Pour cela, il est important pour eux de porter le monde entier et surtout de nous porter à détester et à mépriser ceux qui, en Haïti, se sont permis de réussir. Même sans le fouet, ces gens essaient de nous détruire en détruisant tous ceux qui sur place pourraient nous servir de modèles.
Nous sommes pauvres dans notre grande majorité parce que les puissances esclavagistes nous ont appris à haïr le travail en Haïti, à haïr la discipline en Haïti, et à haïr nos frères en Haïti.
Chers Amis, n'écoutons pas les susurrements lugubres et perfides de ces serpents "qui sifflent sur nos têtes". Et surtout, ne propageons pas leur venin.
Disons non au Nivellement par le Bas. Si un Neg d'Haïti peut réussir, tous les Neg d'Haïti peuvent en faire autant. "Haïti" ne rime pas forcément avec "piti" et "haïtien" ne doit absolument pas être l'illustration de "faim".
Merci pour votre attention.
Patriotiquement vôtre,
Lesly Alphonse
dimanche 21 février 2010
Les camps: Pourquoi faut-il les déplacer?

samedi 20 février 2010
La question scolaire après le 12 janvier 2010
samedi 13 février 2010
Un mois après...
lundi 18 janvier 2010
Haïti hier, Haïti Aujourd'hui, Haïti demain
Haïti hier,
Destination jadis prisée des touristes, notre pays présentait une facette culturelle et créole unique dans la Caraïbe. Son histoire de 1er peuple noir indépendant lui a valu bien des déboires mais aussi l'admiration de beaucoup de peuples. Malheureusement, ses fils n'ont jamais pu s'entendre pour faire de ce joyau, la véritable perle des antilles.
Haïti aujourd'hui,
Haïti est meurtrie dans sa chair. Jamais je n'aurais pensé voir ce pays, voir Port-au-Prince dans un tel état. L'image dégagée est celle d'un pays dévasté. Des décombres partout, des milliers de morts, de blessés, de sans-abris dans les rues, sur les places publiques. Cette vision apocalyptique est accentuée par la destruction des certains édifices comme le Palais National, la Direction Générale des Impôts, la Cathédrale, le Parlement, le Palais des Ministères,... Pays détruit, peuple consterné, peuple hagard souffrant en silence, peuple ne sachant pas à quel saint se vouer.
Haïti demain,
???
Reflexions
jeudi 26 novembre 2009
53 partis politiques retenus par le CEP
mercredi 25 novembre 2009
Faut-il en rire ou en pleurer?
En vue de la réalisation des prochaines joutes électorales pour les législatives, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a procédé à l’inscription des partis politiques souhaitant présenter des candidats aux différents sièges en jeu. Le Porte Parole du CEP a informé la presse que 69 partis se sont inscrits, oui 69.
Au nom de la pluralité politique, on ne peut refuser aux citoyens le droit de se regrouper autour d’une idéologie, d’un leader. Toutefois, il faut avoir un peu de jugement pour comprendre que dans un pays ou il y a environ 4 millions d’électeurs, avoir 69 partis politiques concourrant aux élections est une vaste plaisanterie. En faisant rapidement une moyenne arithmétique, on constate une concentration d’environ 52,000 électeurs par parti. Un tel chiffre ne peut en aucune manière être représentatif d’une population ou d’un segment de population, sachant pertinemment que le taux de participation n’atteint jamais 100%. S’il est vrai que certaines formations politiques ont nettement plus d’adhérents que d’autres, il est tout aussi vrai que la majorité des 69 partis ont moins que la moyenne de 52,000 électeurs. Alors où est la logique pour ces groupes politiques de se présenter aux élections ? Des alliances bien ficelées autour d’une idéologie commune, d’une vision partagée seraient nettement plus payantes à tout point de vue. Ainsi, les élections coûteraient moins chères à l’Etat car il y aurait moins de papier à imprimer. Les campagnes seraient plus percutantes car il n’y aurait pas dispersion d’énergie physique et financière. Les électeurs pourraient voter pour une idéologie et non pour un candidat contre un autre. La communauté internationale, à qui nous tendons constamment notre « kwi », nous verrait sous un autre angle, etc.
Avec 69 partis politiques, nous n’irons nulle part. Alors Messieurs les Politiciens, rendez service à la nation. Réfléchissez et n’oubliez pas que le « multipartisme à outrance » est un indicateur de sous développement.
mardi 23 juin 2009
Publication
samedi 13 juin 2009
Bonjour à Tous
A bientôt.
dimanche 15 février 2009
Faut-il en rire ou en pleurer?
Il est compréhensible que la TELECO cherche à recouvrer ses créances. Il n'est pas normal que la PNH ait des arriérés aussi élevés. Cependant, vu que ces deux institutions relèvent d'une gestion étatique, tout porterait à croire qu'il devrait normalement avoir communication et échange d'informations afin d'éviter qu'un tel extrème soit atteint. La nouvelle, révélée par la presse, n'a pas aidé la population à se sentir rassurer lorsque l'on sait qu'en matière de reconnexion, la diligence n'est pas souvent au rendez-vous.
Alors comment interpréter une telle décision dans un pays où l'équilibre sécuritaire est fragile et à un moment où on observe une certaine recrudescence des actes de banditisme? Irresponsabilité, mauvaise gestion ou autre. Quelqu'en soit la raison, au bout de rouleau une fois de plus, c'est le citoyen qui en fait les frais...
vendredi 16 janvier 2009
Taxes: source de revenus ou source de faillite???
Ont-ils raison de chercher d'autres sources de revenus? La réponse est oui car un pays ne peut pas se permettre d'avoir 60% de son budget national sous forme d'aides venant de la communauté internationale. Cette recherche doit-elle être néfaste à la société? La réponse est évidemment non. Alors que faire pour augmenter les recettes de l'état sans déstabiliser l'économie? Il n'existe pas de recette miracle, et en matière de fiscalité, l'augmentation des taxes a toujours été mal vue par la population. Cependant dans un pays où le "maronnage fiscal" est roi, il est peut être plus judicieux de mettre au diapason ceux qui évitent astucieusement la caisse fiscale avant de crucifier les éternels payeurs de taxes et vider l'économie de sa sève.
Et vive le Carnaval...Quid de l'Education???
Il est vrai que le carnaval est une tradition qui sur le plan socio-politique peut être difficilement contournée. En revanche, l'éducation est une nécessité indispensable, un droit constitutionnel et un devoir citoyen car il s'agit de l'avenir de la nation. S'il est bon de danser et de s'amuser, il est aussi bon et important d'éduquer, de former, de contruire, car le carnaval ne représente que 3 jours d'amusement sur une année de travail.
dimanche 4 janvier 2009
Ecrites il y a des siècles, elles sont plus que jamais d'actualité
Avant tout, permettez moi de vous souhaiter mes meilleurs voeux de Paix, de Santé, de Sécurité, de Prospérité pour 2009. Que cette nouvelle année soit éclairée et guidée par la Lumière Divine.
Voilà bien des semaines que je n'ai posté aucun article sur le blog. La raison est que quand l'inspiration n'est pas au rendez-vous, mieux vaut ne rien écrire au lieu de poster des navets car j'ai la médiocrité en horreur. Aujourd'hui, 1er dimanche de l'année, je me suis rendu à l'église avec ma famille pour remercier le Seigneur de tous les bienfaits dont Il nous comble. La lecture du jour m'a interpellé et m'a porté à partager avec vous la parabole des mines se trouvant dans Luc - chapitre 19, les versets 11 à 26. Cette parabole nous encourage à produire, à investir, à faire fructifier nos talents et aussi à thésauriser. Et le verset 26 dit "On donnera à celui qui a, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a". En d'autres termes, si nous n'arrivons pas à utiliser les facteurs de production (Ressouces Humaines, Richesses Naturelles, Force de Travail,...) que nous avons en Haïti, ces éléments finiront par disparaitre d'eux mêmes et nous deviendrons des assistés à 100%. Si une telle éventualité viendrait à se produire, nous serons obligés d'accepter une domination étrangère simplement parce que nous n'aurons jamais pu nous unir pour réaliser un objectif commun qui réside dans l'émancipation politique, économique, sociale, culturelle du peuple haïtien. Alors, notre dignité sera foulée au pied. Nous serons probablement enclins à rouspéter comme d'habitude, mais il sera trop tard car "ou pa ka gen lalwa dyol ou si po dèyè ou pa pou ou". Le peuple haïtien a évincé la dictature des Duvalier en 1986 et où en sommes-nous 23 ans après? Les esclaves saint-domingois ont évincé les colons français et sont devenus indépendants en 1804 et où en sommes-nous 205 ans après? A titre de comparaison, les américains sont devenus indépendants en juillet 1776. Où en sont-ils 233 ans après? Voilà où cette parabole des mines prend toute sont importance. Les américains ont travaillé à l'édification de leur société alors que nous, nous nous complaisions dans des luttes présidentielles acharnées. Résultat: avec seulement 28 ans de différence en terme d'indépendance, les Etats-Unis d'Amérique sont devenus la 1ère puissance mondiale et nous, nous sommes devenus la nation la plus pauvre de l'hémisphère nord et l'une des plus dépouvues du monde alors que nous étions la colonie la plus prospère du Nouveau Monde!!!
Que décidons-nous pour cette nouvelle année? Continuer nos luttes intestines ou travailler à réhausser la société haïtienne? Réfléchissez-y, il en va de votre avenir ou mieux encore, de l'avenir de vos enfants. En ce qui me concerne, le choix est déjà fait: 2009 sera une année de réalisations positives pour moi, ma famille et mon environnement. Et Vous???
jeudi 27 novembre 2008
Le Propane, produit de luxe...
Quid du prix du propane?Alors que le Gouvernement, par le biais du Ministère de l'Environnement, souhaite lutter contre l'érosion, le déboisement et la production du charbon de bois, ce même gouvernement par le Ministère de l'Economie et des Finances, fait le "blakawout" total sur le prix du propane. Les utilisateurs de ce produit qui refusent catégoriquement de faire usage du charbon de bois sont pénalisés alors qu'ils luttent contre la production de charbon donc contre le déboisement directement. Pourtant, ils continuent à payer la "bonbonne" au prix fort alors que les producteurs et vendeurs de charbon qui détruisent l'environnement ne payent pas 1 centime d'impôts. Le propane devrait être subventionné pour encourager le maximum de familles à l'utiliser et le charbon de bois devrait de con coté être surtaxé pour décourager toute utilisation de ce produit. Nos voisins dominicains ont très vite compris que la protection de l'environnement passait par ce canal. Aussi, le gouvernement dominicain a rendu le propane accessible à tous et simultanément, il a promulgué des lois strictes et dures à l'encontre de tous ceux qui s'adonneraient à la coupe des arbres. Résultat: La République Dominicaine est verdoyante alors qu'Haïti est désertique. Les quelques poches vertes restantes représentant seulement 2% du territoire, sont attaquées quotidiennement par des "charbonniers" sans scrupules.
Il est encore possible de sauver le peu qu'il nous reste. Commençons déjà chacun dans notre sphère directe à ne plus utiliser le charbon de bois et insistons auprès du Gouvernement pour une subvention importante du propane. Une telle mesure devra aussi s'accompagner d'actions concrètes contre les coupeurs d'arbres et les charbonniers. Cette politique environnementale est impérative si nous souhaitons éviter d'avoir un pays où tout n'est que chaos, désolation et tristesse.
mercredi 26 novembre 2008
Le Badminton, un sport méconnu en Haïti
Le badminton est un sport de raquette qui oppose soit deux joueurs (simples) soit deux paires (doubles), placés dans deux demi-terrains séparés par un filet. Les joueurs marquent des points en frappant un volant à l'aide d'une raquette pour le faire tomber dans le demi-terrain adverse. L'échange se termine dès que le volant touche le sol.Le volant, également appelé moineau au Québec, est un projectile aux propriétés aérodynamiques uniques qui lui donnent une trajectoire très différente des balles utilisées dans la plupart des sports de raquette. En particulier, les plumes créent une traînée bien plus importante causant une décélération plus rapide. Le vent ayant beaucoup trop d'influence sur cette trajectoire, le badminton professionnel est toujours pratiqué en intérieur.
Le badminton est un sport olympique et comporte cinq épreuves : simple hommes, simple dames, double hommes, double dames et double mixte. À haut-niveau, il nécessite une excellente condition physique ainsi que de très bonnes qualités techniques et tactiques. Dans les faits, le badminton est l'un des sports les plus exigeants physiquement. Il se situe tout juste après la boxe et les autres sports de combat. Il est aussi le sport le plus difficile pour les chevilles et le dos, puisque son joueur se trouve régulièrement dans des positions où le dos est distorsionné. C'est également dans cette discipline que le projectile voyage le plus rapidement entre chaque adversaire.
Pour plus d'informations, consulter le lien suivant: Le Badminton
Source: wikipédia
Une initiative à encourager
Toutes nos félicitations aux initiateurs et sponsors de ce mouvement.
N.B.: Si vous souhaitez contacter la ASHAPP, prière de faire un courriel à haitipositif@live.com en mentionnant vos coordonnées. Haiti Positif se fera le plaisir de faire suivre vos coordonnées à la ASHAPP.
vendredi 14 novembre 2008
Triste affaire de draps
Nous savons que l'HUEH (Hopital de l'Université d'Etat d'Haïti) est une source de bonnes affaires pour plus d'un. Cependant, en arriver à ce point est une tristesse. Plus aucun respect, aucune dignité, aucune morale. Voilà où notre société en est rendue!!!
Le Permier Ministre a piqué une colère noire et demandé l'arrestation des employés de la morgue pour éclaicir cette histoire. Triste affaire à suivre.
jeudi 13 novembre 2008
La profondeur des douloureux évènements du 7 novembre 2008
Au delà de la douleur ressentie, il faut s'interroger sur le pourquoi du comment de ce drame. Pourquoi ces écoles existent-elles? Ces établissement pullulent parce que la demande existe. Ces établissement pullulent parce que l'Etat Haïtien a failli à ses obligations envers ses citoyens. Selon les voeux de la Constitution de 1987, l'Etat est le garant de l'éducation. A ce propos, je me permets de reproduire quelques uns des articles du Titre 3, Chapite F de cette constitution:
ARTICLE 32.1: L'éducation est une charge de l'Etat et des collectivités territoriales. Ils doivent mettre l'école gratuitement à la portée de tous, veiller au niveau de formation des Enseignements des secteurs public et privé.
ARTICLE 32.2: La première charge de l'Etat et des collectivités territoriales est la scolarisation massive, seule capable de permettre le développement du pays. L'Etat encourage et facilite l'initiative privée en ce domaine.
ARTICLE 32.3: L'enseignement primaire est obligatoire sous peine de sanctions à déterminer par la loi. Les fournitures classiques et le matériel didactique seront mis gratuitement par l'Etat à la disposition des élèves au niveau de l'enseignement primaire.
Diriger, c'est prévoir. Vouloir, c'est pouvoir. Aussi, voulons-nous réellement diriger ou pouvons-nous réellement prévoir? En d'autres termes, pour bien diriger, il faut être un bon leader visionnaire, honnête, intègre avec la capacité d'organiser, de planifier de structurer, de gérer, de prendre parfois aujourd'hui des mesures impopulaires pour demain, garantir un avenir meilleur à la communaté. Se sont là des qualités qui ne s'acquièrent pas du jour au lendemain et qui demandent courage, force et détermination. Alors, ceux à qui incombent la charge de diriger ce pays doivent chacun faire une auto-évaluation honnête et se poser la question: suis-je la bonne personne à la bonne place? Si la réponse est positive, alors mettez vous au travail sans plus tarder. Par contre si la réponse est négative, ayez aussi le courage de reconnaître votre échec et de laisser la barre à ceux qui le peuvent.
vendredi 7 novembre 2008
Vendredi noir pour 700 élèves

L’arrivée des premiers secours et les volontaires sur place ont permis de sortir les plus atteignables. Toutes les forces possibles (Croix-Rouge Haïtienne et Internationale, PNH, MINUSTAH, Hôpitaux des environs et autres) ont été mobilisées. Sur tout le parcours menant à l’école, des visages aux yeux vides traduisaient la consternation, le « sezisman » comme on dit chez nous. Beaucoup se sont réfugiés dans la prière, implorant le Seigneur d’épargner ceux qui peuvent encore l’être. Les ambulances transportaient dans un va-et-vient incessant les blessés vers les centres de premiers secours et des appels d'urgence pour des dons de sang, matériels de premiers soins, eau, engins de déblayage, etc... ont été lancés sur toutes les stations de radios et par porte-voix mobile.
Au moment où j’écris ces lignes, aucun bilan n’a pu être encore tiré. Espérons qu’il sera le moins lourd que possible.
Photo :
mercredi 5 novembre 2008
La leçon américaine
Le mardi 4 novembre 2008 a été un jour historique pour le monde entier et plus particulièrement pour les Etats-Unis d'Amérique. En effet, les américains ont élu Barak Obama à la Maison Blanche. La victoire de cet afro-américain n'est pas uniquement la sienne et celle du Parti Démocrate mais surtout celle d'une nation qui s'est donnée les moyens de vaincre tout préjugé racial, social, économique, religieux, culturel au profit de la compétence et des valeurs morales pour une amélioration d'un bien-être collectif. Une des images les plus frappantes de la mémorable soirée du 4 novembre a été celle du Révérend Jessie Jackson, larmes aux yeux, avec un regard lointain qui en disait long sur sa réflexion. Obama lors de son discours dans la soirée, n'a pas manqué de préciser que la tâche va être rude car beaucoup de défis sont à relevés. Il a remercié sa famille, tous ceux qui l'ont accompagné et mené vers la Maison Blanche. Il a reconnu la grandeur de son adversaire John McCain et a invité tous les américains sans aucune distinction à s'unir pour exécuter cet énorme chantier qu'est le relèvement économique des USA.La campagne de Obama a été menée de main de maître sur tous les fronts. Pour y arriver, il a fallu d'abord définir un objectif puis un leader, un parti politique, des hommes et des femmes d'horizons divers, appartement à la même idéologie politique, décidés, engagés et capables de travailler en équipe pour l'atteinte de cet objectif. Pour ce faire, analyser, planifier, programmer, organiser, structurer, participer, responsabiliser, gérer, financer,... ont été des actions incontournables pour assurer la victoire. Rien n'a été laissé au hasard. Aucune fantaisie n'a été permise, aucun écart accepté.
Cet exemple devrait nous interpeller sur le rôle que nous avons à jouer dans la vie politique de notre pays. Cette même passion pour la politique américaine, ayons la aussi pour notre pays. Organisons nous pour que nous ayons un leader haïtien de la carrure d'Obama et marchons fermement à ses cotés en mettant tous les atouts de notre coté. Ceci, il est vrai demandera certains sacrifices et nous invitera à enlever la poutre qui est dans notre oeil avant de voir la paille dans l'oeil du voisin. En regardant la grandeur et la profondeur de cette victoire de la démocretie américaine, je me dis que cela vaut le coup d'essayer.
