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jeudi 4 septembre 2008

Décision sénatoriale attendue aujourd'hui

Le Sénat reçoit en ce jeudi 4 septembre Mme Pierre-Louis pour la présentation de sa politique générale aux fins de ratification ou de renvoi comme le demande l'article 158 de la constitution. Espérons que la décision des sénateurs sera en faveur de la République toute entière qui attend avidement l'installation du nouveau gouvernement pour une gestion immédiate de la situation catastrophique actuelle et une reprise rapide des dossiers pendants depuis bien des mois.

mercredi 3 septembre 2008

Surprise cyclonique dans une tempête politique

La tempête tropicale Hanna a surpris toute la population haïtienne le mardi 2 septembre 2008 dans l'après-midi. Hanna qui n'était nullement prévue sur la trajectoire haïtienne selon les modèles numériques de la météo, s'est abattue sur ce coin de terre déjà en mauvaise posture. Une fois de plus, la ville des Gonaïves est sous les eaux comme il y a 4 ans avec le cyclone Jeanne. Ironiquement, Gonaïves est le berceau de l'Indépendance Haïtienne comme le disent fièrement nos politiciens dans leurs discours. Cependant, ont-ils tiré leçon du passage de Jeanne aux Gonaïves? Peut être que oui, peut être que non. Toujours est-il que "nou nan dlo pirèd". Comment l'Exécutif va-t-il gérer la situation désastreuse créée par le passage des tempêtes Gustav et Hanna avec un gouvernement que personne ne sait s'il est réellement en poste ou pas. Qui seront les décideurs devant porter secours dans l'immédiat à nos pauvres compatriotes gonaïviens? Alors que le Président a formellement demandé aux ministres désignés par Mme Pierre-Louis d'agir face à l'urgence de la situation post-cyclonique, le Sénat de son coté prétend que ce dit gouvernement ne pourra pour l'instant que liquider les affaires courantes tant que l'énoncé de politique générale de Mme Pierre-Louis ne sera pas ratifié.

Pendant que ce ballet politique bat son plein, les haïtiens vivotent dans une Haïti mourante. La Constitution existe! Alors, au nom des 9 millions d'haïtiens qui crèvent de faim, respectons là et vive la Constitution. De grâce, Messieurs les Politiciens, pensez à vos frères dans vos décisions. Vous ne dirigez pas des institutions politiques mais un pays.

Petite anecdote: Quid du respect des articles sur l'éducation, la protection du citoyen, ... car cela aussi rentre dans le cadre du respect de la constitution.

jeudi 10 juillet 2008

Devons-nous constamment être des assistés?

A la page 9 du Nouvelliste no 37870 du 7 juillet courant, Jean Gardy Gauthier a publié un article intitulé « Assister Haïti au nom de l’histoire ». Après lecture de ces lignes, je me suis demandé pourquoi devons être des assistés?

Il arrive parfois que le retour de manivelle de l’histoire soit impitoyable. A l’époque de la colonie, Hispaniola était le fleuron économique de la France. Au début du 19eme siècle, nous avons chassé l’oppresseur blanc de notre territoire avec bravoure, fierté et détermination. Haïti est devenu la 1ere république noire du monde. En tant que peuple indépendant, nous n’avons pas su convertir notre détermination guerrière en force productive. De notre indépendance à nos jours, nous avons constamment connu des luttes intestines et fratricides au nom du pouvoir. Le fameux dicton « depi nan Ginen, ti nèg rayi nèg » semble être indélébilement gravé dans nos gênes. Il est triste d’observer que depuis janvier 1804, nous n’arrivons pas à marcher tous dans la même direction à cause des intérêts personnels qui ont toujours pris le pas sur ceux de la nation. Tous les pays qui aujourd’hui encore, connaissent des instabilités politiques et des situations économiques désastreuses, sont ceux qui n’arrivent pas à trouver un consensus national entre les différentes factions de leurs populations respectives.

Il est cruel de constater non sans un pincement au cœur, que 200 ans après notre indépendance, nous sommes aujourd’hui agenouillés devant le blanc en demandant de l’aide avec parfois la désagréable impression que nous nous complaisons dans cette assistance.

Nous avons en main un joyau nommé Haïti. De grâce, ne le brisons pas. Nous sommes chanceux que notre pays soit une île paradisiaque qui ne demande qu’à être mise en valeur. Alors, mettons derrière nous nos querelles séniles, oublions notre égo démesuré et fixons des objectifs clairs, précis, mesurables et quantifiables pour que nous soyons des bâtisseurs fiers et non des assistés résignés.

mardi 8 juillet 2008

Urgence, une notion inconnue...

Connaissez-vous la définition du terme “urgence”? Selon le Petit Robert, le mot urgence traduit la nécessité d’agir vite. Cette notion de rapidité d’action semble ne pas être applicable en Haïti au regard de la lenteur observée dans le dossier de nomination du successeur de J.E. Alexis. Un député a annoncé aux nouvelles, il y a quelques jours, que le processus d'analyse du dossier de Mme Pierre-Louis prendra le temps qu'il faut car il n'y a pas urgence. Comment un élu peut-il faire une telle déclaration ? Un pareil comportement relève du cynisme pur dans un pays où la population est aux abois. Dans le contexte haïtien, il n’y a pas nécessité mais plutôt exigence d’agir vite car la nation est au bord de la faillite économique, de l’éclatement social et de l’effritement écologique.

A trop vouloir être pointilleux à l’extrême, à ne faire aucune concession, à vouloir le maximum, nous nous engageons dans une vaine poursuite de la perfection en analysant des menus détails qui ne valent pas la peine. Messieurs les Politiciens, ventre affamé n’a point d’oreille! Nous vivons constamment sur un volcan en ébullition sans aucune notion du danger. Il est peut être bon de vous rappeler que la secousse du 8 avril, c’était il y a seulement 3 mois !!!

vendredi 4 juillet 2008

La partie est lancée...

Vendredi 4 juillet 2008, Mme Pierre-Louis a remis à la Commission de la Chambre des Députés, les 21 pièces composant son dossier de candidature au poste de 1er Ministre. Cette étape nécessaire pour le respect de l'article 157 de la constitution, est censée être la seule marche à gravir selon la loi mère pour accéder à la Primature. La partie ne fait que commencer. En espérant que Mme Pierre-Louis franchisse le passage de la Chambre Basse, il lui faudra avoir aussi la bénédiction du Sénat. Cette dernière étape est un peu délicate à cause de la question de quorun à la Chambre Haute. En effet, les élections pour renouveller le tiers du Sénat n'ayant jamais eue lieu, le nombre de sénateurs à siéger est de 17 actuellement. Le quorum de 15 étant toujours en vigueur, il est alors facile avec 3 sénateurs, de bloquer l'avancement de n'importe quel dossier. Nous espérons que se ne sera pas le cas. Une fois le difficile obstacle de la ratification parlementaire surmonté, Mme Pierre-Louis devra procéder à la constitution de son gourvernement et présenter au Parlement son cahier de politique générale.

Le mise en place de l'équipe ministérielle ne sera pas de tout repos car Mme Pierre-Louis devra conjuguer avec les acteurs politiques en place. Nos politiciens ont la facheuse manie de mettre à des postes clés de la nation, des personnes choisies non pas en fonction de leurs compétences mais sur une base amicale et/ou selon leurs degrés de soumission à l'autorité. Mme Pierre-Louis devra, dans ces négociations, éviter ce piège
qui risque de rendre la tâche encore plus difficile à accomplir.

"A ceux qui en ont, on leur donnera encore plus et à ceux qui n'en n'ont pas, on leur enlèvera même ce qu'ils ont". Ces paroles bibliques doivent nous encourager à fournir les efforts nécessaires pour résoudre cette crise et enfin amorcer le virage du progrès réel tant attendu par tous les haïtiens sans distinction.

Petite anecdote:
Vers les années 50, la République Dominicaine souhaitait être comme Haïti. 60 ans plus tard, nous accusons 50 ans de retard sur eux. Quelle ironie!!!

jeudi 3 juillet 2008

Simple Constatation...

Barak Obama, Candidat à la Présidence Américaine:
- Un des parents non américain
- Président du Parti Démocrate Américain






Patrick Gaspard, Directeur de Campagne de Barak Obama
- Haïtien d'origine
- Vice Président for Politics and Legislation, 1199SEIU





Carl-Alex Ridoré, 36 ans et 1er Préfet Noir de Suisse:
- Né en Suisse de Père et de Mère haïtiens
- Président du Parti Socialiste de la Sarine




Nicolas Sarkozy, Président actuel de la République Française
- Un des parents d'origine étrangère





Ces quatre exemples, qui ne sont que quelques uns parmi une multitude, illustrent bien l'importance qu'accordent les politiques à la question d'origine. Le but recherché par ces pays qui ne sont pas les moindres, est de trouver une personnalité ayant les qualités et compétences nécessaires pour mener à bien les affaires de la nation. Il est vrai que la question de la nationalité est traitée par la constitution de 1987 de manière claire et précise. Cependant, il faut placer la création de cette constitution dans le contexte qui prévalait à l'époque: chute du Duvaliérisme, regain d'espoir, euphorie nationale, etc. La fibre nationaliste était à son plus haut point. Toutefois, les constituants de l'époque, à qui nous reconnaissons le travail effectué, ont écarté purement et simplement, tous ceux nés d'une union mixte haïtien/étranger ou encore de grands-parents étrangers.

Quand nous observons le nombre de cerveaux haïtiens d'origine brillants à l'extérieur, nous nous demandons pourquoi nous accordons autant d'importance à cette question d'origine. "Nap chèche kwoke djakout nou piro pase bra n alos ke nou pa gen oken n djak". Arrêtons de faire le difficile. Les articles de la constitution relatifs à la question de nationalité doivent être revus pour permettre à notre pays de profiter de l'expérience de personnalités locales compétentes et aussi des membres de la diaspora qui ne souhaitent qu'apporter leur pierre à la construction de l'édifice.

lundi 30 juin 2008

Tolérance vs Moralité: qui sera le vainqueur???

Il y a pas mal de rumeurs qui courent les rues et circulent sur internet au sujet de la vie privée de Mme Michèle Pierre-Louis, 1er ministre récemment désigné par René Préval mais non encore ratifié par le Parlement.

Ces bruits de couloir ne font que nous rabaisser aux yeux du monde dans notre capacité à analyser la situation abracadabrante dans laquelle nous nous trouvons. Beaucoup parlent de moralité. Combien d’entre nous savons les mœurs cachées de ceux que nous côtoyons au quotidien ? Qu’avons-nous besoin aujourd’hui ? Nous avons besoin d’une personne honnête, intègre, ayant les compétences et connaissances nécessaires pour amorcer le virage de la renaissance haïtienne. Sa vie privée ne nous regarde pas pour autant qu’elle n’en fasse aucun affichage public.

Je vais tenter de caricaturer la situation actuelle d’Haïti : Imaginez une personne marchant sous un soleil de plomb, errant sans but précis, transpirant et puant de partout, avec aux pieds des « sandal plastik » qui, à chaque pas, se collent au goudron brulant et pâteux. Tout à coup, une « pick up » délabrée s’arrête à ses cotés et le conducteur lui propose une « roulib ». Le piéton alors de dire « Mwen menm, mwen pa ta ka monte nan vie kabwèt sa…». Sans s’en rendre compte, pour une stupide histoire de qualité ou d’apparence du véhicule, le piéton vient de perdre l’occasion de se reposer, d’avoir de la compagnie et de se rendre plus rapidement à son lieu de destination. Il ne s’est même pas donné la peine d’analyser sa situation pour se rendre compte que la sienne est est en bien mauvaise posture comparée à celle du véhicule.

Ceci est pour illustrer notre illogisme comportemental. Au lieu de prendre le train en marche, nous préférons tout gâcher. Tan pou nou manje you labouyi farin n, nou pito ret grangou ak gaz kap pete fièl nou*. Avant que Mme Pierre-Louis ne soit désignée, personne ne se souciait de sa vie privée. Pourtant, elle administre correctement la FOKAL et œuvre efficacement à l’avancement de la culture haïtienne en Haïti comme à l’étranger. Bref... Aussi, Messieurs les décideurs, sachez que 50% de quelque chose vaut mieux que 100% de rien ! Nous avons un proverbe qui dit « Lè ou pa jwen n manman, ou tete gran n** ». En d’autres termes, nous pouvons faire la fine bouche que si nous avons le choix. Dès lors, la question est : quelles sont les autres alternatives qui s’offrent à nous?
Qu'attend le Parlement pour former les commissions bicamérales chargées d'évaluer le dossier de Mme Pierre-Louis, plus d'une semaine après sa désignation? Allons-nous laisser cet aspect strictement privé de la vie de cette dame, prendre le pas sur l’avenir de plus de 9 millions d’haïtiens qui ne savent plus à quel saint se vouer?

* Au lieu de prendre de l’eau et du pain sec, nous préférons mourir de faim
** En l’absence d’une mère, on se contente d’une grand-mère

dimanche 29 juin 2008

Evolution du Kompa ou Compas

Le Compas, s'écrivant en créole (haïtien) «Konpa» (déformations nominales connues : Kompa, Kompas, Konpas,), est un genre musical d'Haïti inventé par le saxophoniste Jean-Baptiste Nemours (compas direct), dérivé de la méringue (version haïtienne du merengue dominicain), et proche du calypso. Il a connu un grand succès de la fin des années 1970 jusqu'au années 1980 dans les caraïbes donnant ainsi naissance aux Antilles françaises à un autre genre musical : le Zouk.


En 1986, suivant les traces des pionniers de Caribbean Sextet et des frères Widmaier (de Zéklè), le maestro du groupe Top-Vice introduit un nouveau concept qui deviendra un phénomène : Le Compas digital alias le Compas nouvelle génération. En effet, c’est en 1986 que le groupe Top-Vice fait sa première apparition avec l’album « Men nou ». Au moment où de grands noms du Compas commencent à constater que le style est en train de s'essouffler, le groupe Top-Vice apparaît sur la scène Compas de Miami, dans la communauté haïtienne. Avec pour leader le maestro Robert Charlot, Top-Vice faisait alors, à l’époque l’effet d’un OVNI musical. Top-Vice, l’original, introduisit une révolution dans le format même des groupes au niveau live. Mais il faut surtout reconnaître, dans ce groupe, la présence d'un des piliers du compas haïtien, Robert Martino (Difficiles de Pétion-Ville, Gypsies de Pétion-Ville, Scorpio d'Haïti, les As de Pétion-Ville, Mini All Stars, Top-Vice) qui va introduire un nouveau style de rythme, basé sur une consonance répétitive et rythmée de la guitare avec des effets (delay, super-chorus) un vrai "groove", que les Haïtiens ont vite bâptisé " le kité'l maché" ("Laissons tourner")! C'est ce qui va révolutionner le compas digital dans toute son existence et sa raison même d'être ! Ce nouveau style va lui donner une telle force que l'on en oubliera même l'absence de vrais percussionnistes (batterie, congas, campana). Tous les groupes de compas digital (Carimi, Ti-Kabzy, T-Vice, etc) ont su profiter de cette trouvaille que Robert Martino avouait avoir vainement tenté de mettre au point depuis l'époque du Scorpio d'Haïti (1976). Pour comprendre cela, nous devons d’abord faire un retour au niveau du Compas old school, le Compas dit ancienne génération. Ces groupes old school sont ce qu’on appelle des « full bands ». Des groupes qui sont complets et qui sont composés d’une section cuivre, de percussions, d’un pianiste, d’un bassiste, d’un lead guitare et d’un guitariste secondaire. A ce format qui était entré dans les mœurs dès les années 60, Top-Vice fera une légère violence puisqu’il fera l’économie d’une bonne partie du format full afin d’introduire ce que l’on appelle le format digital avec l’introduction de la boîte à rythmes dans le Compas et l’usage prédominant du synthétiseur. Avec la boîte à rythmes et le synthétiseur, plus besoin de la ligne de vents, les cuivres, ni même d’une guitare rythmique ou encore des percussions. Top-Vice est un groupe fondamentalement moderne, qui vit avec son temps et utilise, parfois à outrance, les nouvelles technologies et c’est-ce qui fait du Compas nouvelle génération une sorte de musique techno à l’haïtienne ! 1986 ouvre donc, avec Top-Vice l’ère des groupes dits « digital » avec leur nouveau style, le Compas nouvelle génération! Ce sera la porte ouverte pour toute une génération de jeunes musiciens qui vont profiter de cette opportunité pour rafraichir le Compas et l’ouvrir à des influences musicales résolument modernes telles que le rap, le hip-hop, le r'n'b, le reggae et le ragga.


Nombreux sont ceux qui ont eu du mal à comprendre et à accepter cette révolution au sein du Compas. Faire du live sans un groupe complet et aller voir un bal animé par seulement quatre musiciens, quelle aberration pour certains ! Et pourtant le style a su conquérir une bonne partie de amoureux du Compas et surtout eu le mérite de renouveler la base de fans de Compas et d’attirer, aux bals, un jeune public qui ne s’intéressait plus du tout au Compas! Le Compas dit de nouvelle génération a été influencé et s'est largement inspiré de groupes antillais francophones tels que les Aiglons, les Vikings, Grammacks et Kassav. Et ce, tant au niveau du format des groupes que des sonorités.


En fait, il faut reconnaître que, depuis quelques années, le même processus d'essoufflement qu'a connu le Compas ancienne génération, a touché la nouvelle génération au point que les groupes composant cette dernière tentent de renouer avec les instruments abandonnés par le passé comme les cuivres, et les percussions. C'est le cas de T-Vice et d'autres jeunes groupes de la nouvelle génération. On notera les diverses incursions de Wyclef Jean dans le Compas, en particulier avec des groupes comme Sweet Micky. Ce qui fait que l’on peut aussi classer tous ces groupes dans ce que l’on appellerait « la nouvelle vague de la musique haïtienne ». Cet ensemble met en lumière un savant mélange entre l'expérience des anciens et le talent des jeunes. Une lumière qui capte de plus en plus l’attention des fans du Compas dans les Caraïbes en général, et dans les Petites Antilles en particulier. Il faut aussi souligner que des nouveaux talents comme Fabrice Rouzier et Kéké Bélizaire (groupe Mizik Mizik) ont donné un nouvel essor au Kompa en y introduisant vers la fin des années 90, le Twouba-Kompa qui est un mélange de twoubadour et de kompa tout en encourageant vivement le bon kompa. En termes de bon kompa, Le succès grandissant d’un groupe comme Carimi ou Krezi Mizik en est la parfaite illustration. Mais, également, celui d'autres jeunes groupes tels Dega (Haïti-USA), Original H et Feeling Star (France) est également à souligner.


Quelques albums du Compas :

Compas l'an 2000 (Top-Vice), Lya Iya Oh Oh, let's make love tonight (Robert-Charlot), Kite'm viv (T-Vice), In the house (T-Vice), My name is (Ti Kabzy), Live in Miami (Djakout Mizik); 5 Etwal (Zenglen); Live on the road (T-Vice) et 1999 Millionè (D-Zine), Steel news (nu look), Haiti bang bang (Carimi), 3 lèt selman (Zin).

Source: http://www.fr.wilipedia.org/

Hausse des prix à la pompe

Ca y est! L’annonce de l’augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe a été faite officiellement par le représentant du Ministère de l’Economie et des Finances(MEF) chargé de ce dossier. Le Président Préval avait récemment annoncé les couleurs et, il faut avouer que tout le monde s’attendait à cette pilule pétrolière dure à avaler. A entendre le porte-parole du MEF, la hausse appliquée, entre 10 et 13% selon le produit, n’est qu’une passation partielle du coût réel qui aurait du être appliqué. Cette position protectrice de l’Etat envers le consommateur dénote un certain souci à ne pas trop pressurer un peuple qui n'a déjà que trop souffert.

La hausse constante du pétrole sur le marché mondial devrait nous conduire à prendre certaines habitudes visant à réduire au maximum notre consommation en carburant. Par exemple, certains élus et fonctionnaires pourraient utiliser un seul véhicule au lieu d'avoir une escorte. La distribution de l'électricité devrait être mieux controlée car les prises clandestines (kombèlan) avalent plus de 50% de la production de l’Electricité d’Haïti (EDH) et s’il vous plait, sans redevance aucune. Pour l'état, cela représente une perte considérable parce qu'une grande partie de la production est à base de carburant. Certaines entreprises du secteur privé ont décidé de faire tourner leurs génératrices avec 1h de moins le matin et l’après-midi. Résultat : 2 heures d’économie par jour.

Les produits importés dont les prix vont grimper à cause des coûts de transport et de production, vont faire diminuer le panier de la ménagère. Alors, apprenons à nouveau à consommer «local»? En lieu et place du « Corn Flakes », prenons de « l’AK-100 ak Siro Kann*» qui est à base de maïs et tout aussi nutritif. Le lait, le yaourt, les spaghettis, le riz, les oeufs, le poulet,... sont autant de produits qu'il est possible de trouver sans importation. Le gouvernement devrait améliorer notre réseau routier permettant un meilleur écoulement des produits locaux. Tout dans la vie possède un bon et un mauvais coté. Aussi, il est possible de toute situation difficile de faire ressortir les points positifs et les mettre à profit.

La crise pétrolière est un énorme un coup de massue sur notre économie déjà fragile. Toutefois, cette situation économique et pétrolière mondiale offre aux industries locales l’occasion de gagner des parts de marché sur les produits importés. Le Gouvernement devrait, pour les encourager, oeuvrer à garantir un climat propice aux investissements locaux et internationaux. L'objectif ultime étant de tendre vers un développement durable et une croissance positive de l’économie haïtienne.

* Purée de maïs et du sirop de canne

Sylvio Cator, cet athlète inconnu

Sylvio Cator (Octobre 1900-Juillet 1952) était un athlète haïtien pratiquant plusieurs disciplines avec une spécialisation en saut en longueur.


Né à Cavaillon, en Haïti, Cator en tant que footballeur, a évolué au sein du Trivoli Athletic Club et du Racing Club Haïtien. Il a participé aux Jeux Olympiques d'été 1924 à Paris, au saut en hauteur, où il a terminé 15e, et le saut en longueur, où il est venu au 12ème. Aux Jeux Olympiques de 1928 à Amsterdam, il a remporté une médaille d'argent au saut en longueur. Son saut de 7,58 m était de 16 cm trop court pour remporté la médaille d'or raflée alors par l'américain Edward Hamm. Un mois plus tard, soit le 9 septembre 1928, Sylvio Cator a pulvérisé le record du monde de saut en longueur établi 2 mois plus tot par Edward Hamm avec un saut 7,93 m au stade olympique, près de Paris. Il a participé une fois de plus dans le saut en longueur aux Jeux de 1932 à Los Angeles, où il prit la 9e place.


Jusqu'à nos jours, sa médaille d'argent est le meilleur résultat d'un athlète haïtien aux Jeux Olympiques, avec seulement une autre (de bronze) dans le tir libre en équipe lors des Jeux olympiques de 1924. Son record du monde de saut en longueur est encore le record national haïtien dans cette dsicipline et le plus ancien record national reconnu mondialement dans l'athlétisme.


En 1946 Cator a été élu maire de Port-au-Prince. Le Parc Leconte, terrain de foot-ball de Port-au-Prince fut transformé et rebaptisé Stade Sylvio Cator en l'honneur de cet athlète. Cet ouvrage fut achevé l'année de sa mort à Port-au-Prince. En 1958, Haïti a émis une série de sept timbres-postes commémorant la médaille olympique de Sylvo Cator et son record du monde en saut en longueur.

samedi 28 juin 2008

Coupé Cloué, un style unique en son genre

Jean Gesner Henri est né à Léogane, en Haïti le 10 mai 1925. Gesner Henri était connu comme Cloué Coupé, un nom d'encoche qu'il a acquis dans le monde du foot-ball. Inspiré par « Cuban Bolero and son », il a commencé à s'exécuter comme guitariste à Port-au-Prince en 1951. En 1957 il a formé le Trio Crystal qui a été renommé Trio Select, jouant leur propre version de musique « twoubadou » dans les clubs et les fêtes de Port-au- Prince. Twoubadou est un style de musique basée sur les sons rapportés en Haïti par les coupeurs de canne haïtiens qui avaient travaillé à Cuba. Le premier groupe de Coupé Cloué, le Trio Select, mélange de jazz, méringue haïtien et de rythmes folkloriques, a aidé à populariser l'usage de la guitare en Haïti dans les années 50 et 60. Trio Select était composé de Coupé lui-même, un deuxième guitariste et un joueur de maracas « Tcha-Tcha ». Le groupe donnait des prestations dans de petites fêtes et finalement en 1960 ils ont sorti leur premier album. Trio Select avait une formule rythmique apparentée au compas mais a su retenir le rythme cubain. La grande popularité de Coupé avec les masses haïtiennes était son usage de paroles et les raps créoles, pleins de jargon courant, doubles sens et de plaisanteries… Comme le groupe a grandi dans les années 1970 ils ont changé leur nom de Trio Select à « Ensemble Select de Coupé Cloué ». Au courant de sa première tournée en Afrique Centrale et Afrique de l’Ouest en 1975 où la musique locale, le soukous, avait une similarité distincte au style de l’Ensemble Select. C'est à ce moment que Coupé Cloué s'est vu attribuer le titre de Roi par les fanatiques locaux. Coupé Cloué a produit plus de trente albums pour beaucoup de maisons de productions haïtiennes. Son homogénéité et la productivité sont des accomplissements dans un pays où la musique a été témoin de changements radicaux avec la venue des groupes de mini-jazz jouant du « compas ou kompa » influencés par le rock vers la fin des années 60 et agrémentés par les cuivres vers la fin des années 70, du synthétiseur et de l’électronique vers les années 80. Plus récemment le compas a été mis au défi en Haïti par les styles racines et un mouvement de « la nouvelle génération ». Pendant ce temps, le Roi Coupé et son groupe ont continué à faire ce qu'ils faisaient de mieux : produire de la musique de danse lyriquement astucieuse et agréable. Pendant que plusieurs artistes fuyaient Haïti à cause d’une insécurité galopante pour les terres plus propices des communautés haïtiennes aux Etats-Unis et au Canada, Coupé est resté la maison. Il fut atteint de diabète qui commença à le fatiguer et à l’affaiblir. Il donna son dernier spectacle en décembre 1997 et mourût un mois plus tard. Jean Gesner Henry, ALIAS Coupé Cloué est décédé le 29 janvier1998 et inhumé au Parc du Souvenir.

Source http://ultramarins.free.fr

mercredi 25 juin 2008

1er Ministre désigné en attente de la sentence parlementaire

René Préval a fait choix de Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis comme 1er Ministre devant succéder à J.E. Alexis. Cette première étape de désignation étant franchie, l'analyse du dossier de Mme Pierre-Louis par les différentes commissions au Sénat et à la Chambre Basse est en phase de démarrage. De cette étude de dossier sortira la décision infirmant ou confirmant le choix du Président de la République. Selon les premières impressions, tout semble indiquer que le candidat présenté par René Préval aurait le vent en poupe chez bon nombre d'occupants du Palais Législatif. Quelques parlementaires ayant émis sur les ondes leurs premières impressions, ont laissé comprendre que le dossier de Mme Pierre-Louis respecte tous les points du fameux article 157 de la constitution. Cependant, il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Souvenons-nous du cas de Erick Pierre. Je ne connais Mme Pierre-Louis que de nom. Directrice Exécutive de la FOKAL depuis 1995, elle a un cv (consulter le cv) décrivant un parcours bien ficelé et une personnalité qui selon toute vraisemblance, pourrait convenir au poste de 1er Ministre.

Les simples citoyens que nous sommes, laissons aux Sénateurs et Députés le soin de ratifier ou de ne pas ratifier Mme Pierre-Louis au poste de 1er Ministre. Cette décision ne sera pas seulement celle du Parlement face à l'Exécutif mais aussi celle de clouer ou non Haïti au pilori.


Serons-nous bientôt au bout de nos peines? Attendons la suite des évènements...


dimanche 22 juin 2008

Qui sera le successeur de J.E. Alexis???

Les tractations pour la désignation du remplaçant de Jacques Edouard Alexis ont été entamées pour la 3ème fois! Ces négociations tournent autour du profil du futur 1er Ministre, de ses compétences et de son leadership. Certaines rumeurs courent les rues sur des candidats potentiels. Il me semble qu'il est beaucoup question du profil du poste et des responsabilités qui y incombent. Ce n'est ni la première ni la dernière fois qu'il nous faut choisir un 1er Ministre. Aussi, nous présumons que le profil du poste est connu. Alors, il est difficile pour nous simples citoyens, de comprendre pourquoi cette décision est si pénible pour l'Exécutif et les votes parlementaires si pointilleux, frisant l'intolérance totale.

Il est nécessaire de respecter la Constitution. Il est aussi nécessaire de l'analyser afin de faciliter certains processus ou alléger des manières de faire qui sont relativement lourdes de conséquences pour la nation. En observant le système français par exemple, le Président choisit son 1er Ministre. Ceci se fait en général en 24 ou 48 heures car la vacance de ce poste bloque le fonctionnement de la machine gouvernementale. Du coté américain, le candidat à la Présidence vient déjà en campagne avec son Vice Président. Coté nationalité, l'exemple de ces 2 nations qui font partie des grandes puissances mondiales, est tout aussi probant. Barak Obama, actuel candidat démocrate à la présidence américaine, est de père Kenyan. Cela ne l'a pas empêché d'être d'abord sénateur puis candidat à la présidence. En France, Nicolas Sarkozy est lui aussi issu de parents d'origine étrangère. Pourtant, il est l'actuel président français. Aussi, nous, le pays le plus pauvre de l'hémisphère nord, nous nous efforçons d'être plus royalistes que le roi. C'est à se demander pourquoi nous devons toujours compliquer les choses alors qu'il est possible de les faire simplement. Tous les candidats évincés jusqu’à date l'ont été pour des raisons de documents de nationalité remontant à leurs parents et grands parents ou encore une histoire de carte électorale ou je ne sais plus trop quoi. Autant que nous sachions, le citoyen est libre de voter ou de ne pas voter. Cela traduit le fait que la possession de la Carte d'Identification Nationale (CIN) qui sert aussi de carte électorale, n'est donc pas obligatoire. De même, si un haïtien ne voyage pas en dehors de territoire national, on ne peut pas l'exiger d'être titulaire d'un passeport. Petite anecdote en passant : la CIN est censée remplacée la Carte d'Identité. Cependant, le citoyen ne peut rien faire avec la CIN car les bureaux publiques qui devraient être les premiers à l’accepter, réclament jusqu'à présent la carte d'identité pour tout type de transaction. Allez comprendre !!!

Pour revenir à la nomination du 1er ministre, qu'est ce que les grands parents de M. Untel ont à voir avec le fait qu'il puisse être ou non 1er Ministre ? Et cela a une importance, alors quel en sera l’impact sur la politique générale du gouvernement et le fonctionnement de la nation? Selon les articles 91, 96, 135 et 157 traitant respectivement des conditions à remplir pour les postes de député, sénateur, 1er ministre et président, en leurs alinéas 1er, ces articles parlent de la nationalité de manière identique. Aussi, les citoyens sont en droit de demander si les membres du Parlement (Sénat et Chambre des Députés) ont été soumis à cette minutieuse recherche d'origine ou de nationalité.

Pendant que les tractations reprennent pour la 3ème fois, le prix de l'essence ne cesse d'augmenter, les prix des produits de première nécessité sont aussi à la hausse, la prochaine rentrée des classes sera fictive pour beaucoup de parents, l'HUEH (Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti) a d'énormes difficultés de fonctionnement, le « klorox » devient de plus en plus dévastateur, l’insécurité est toujours présente et j'en passe. En fait, tout est urgent sauf la nomination du 1er Ministre et la bonne marche des affaires de l'Etat car cela fera bientôt 3 mois que le Législatif et l'Exécutif se renvoient joyeusement et inconsciemment la balle dans sur un terrain de jeu entièrement défoncé, HAITI, où NOUS, spectateurs, sommes sont en agonie. Espérons et prions pour que les conséquences de leurs inconséquences n'aboutissent pas à un second 8 avril 2008.

vendredi 20 juin 2008

Barikad Crew

Jwi la vi ou frè tout tan ou ka viv...
Bouske lavi dèfwa tou kon n detwi lavi ou...
Des paroles profondes et réelles. En les écoutant après le drame, ces paroles prennent subitement une signification crue et dure. Ktafalk, Dade et Dejavoo étaient justement entrain de "bouske lavi" quand ils se sont tués dans ce terrible accident. Des milliers de jeunes, foulard rouge à la main, au poignet ou à la tête, ont marché dans les rues de Port-au-Prince pour saluer la mémoire de Ktafalk, Dade et Dejavoo. La foule marchait à travers les rues de la capitale selon un parcours défini. Les participants chantaient constamment les hits tant appréciés des jeunes avec une ferveur cherchant à renverser le cours des choses. On pouvait lire sur les visages la tristesse et le désarroi qui exprimaient cet incompréhensible choix du destin. Il est difficile d'accepter une aussi dure réalité. Leur disparition laisse un grand vide dans le milieu du rap en Haïti. Le chemin tracé par ces 3 jeunes rappeurs représente un tremplin pour les autres groupes et les générations suivantes. Leur mort a, en quelques heures, fait connaître le rap créole dans tous les milieux et a poussé bon nombre de personnes à prêter une oreille plus attentive à ce style musical très orienté vers l'analyse de la société, de la vie, des problèmes sociaux,...Etait-il nécessaire que cela soit ainsi? Etait-il nécessaire qu'ils perdent la vie pour que leurs talents soient reconnus? Non. Cependant, les voies de Dieu sont impénétrables.

Ktafalk, Dade, Dejavoo, 3 étoiles montantes qui brilleront encore longtemps dans le firmament du Rap Créole. Qu'ils deviennent les muses inspiratrices du Staff restant de BC et de tous ceux qui oeuvrent dans le Hip Hop Créole.

mardi 17 juin 2008

La musique haïtienne en deuil

BARIKAD CREW
4 des rappeurs de ce groupe de rap créole, commençant tout juste à savourer le fruit de leurs talents et voués à un avenir prometteur, se sont vus injustement fauchés par l'infernale machine de la mort. Que dire? Il n'y a pas de mot...

Nos profondes sympathies aux familles des victimes, au staff du Barikad Crew et au monde du Rap Créole en général.

Le destin est parfois trop cruel.

vendredi 13 juin 2008

En Haïti, nommer un Premier Ministre n'est pas si simple...

Le candidat proposé par le Président a été rejeté par les parlementaires. On s’y attendait un peu car dès l’annonce du choix par René Préval de Robert Manuel au poste de Premier Ministre, les commentaires fusaient de toutes parts. Il est louable d’appliquer les prescrits de la constitution. Cependant, n’oublions jamais que derrière cette constitution se trouve une nation où près de 9 millions d’habitants aspirent ardemment et chaque jour, à un lendemain meilleur. Les instances étatiques sont-elles conscientes de cet état de fait ? Je ne ferai point de jugement sur les motifs ayant conduit au renvoi des dossiers de Erick Pierre et de Robert Manuel. Toutefois, il arrive quand il s'agit d'une raison d'état, que d'un consensus national adopté par tous les représentants de la nation, émerge une décision positive, réaliste et adéquate pour solutionner un problème d'ordre national. Cette décision, dans certains cas, peut être en marge de la loi pour autant que cette illégalité soit légitimée par ce consensus national admis par tous. Aussi, il ne faut pas chercher à qui incombe la faute. Il est de préférence opportun de quérir des éléments de solutions valables, efficaces, durables et applicables dès aujourd'hui, qui permettront à la nation toute entière d'aller de l'avant. Aussi, Messieurs les hommes politiques, soyez grands, réalistes et patriotes dans vos décisions. Chaque jour de plus dans cette conjoncture qui dure depuis l'éviction de Jacques Edouard Alexis, est un jour de trop.
L'emblème de notre bicolore est "l'union fait la force". Il faut espérer que cette union n'engendre pas une force destructrice comme c'est presque toujours le cas dans notre histoire mais plutôt une puissance progressiste oeuvrant pour l'amélioration du bien commun de notre pays.

jeudi 12 juin 2008

Le Développement d'Haïti, un devoir citoyen de chaque Haïtien

Il est courant d’entendre nos compatriotes dire « Bondye Bon » pour exprimer une situation d’attente où d’espérance face à une situation donnée. S’il est vrai qu’il est important de compter avec le support du Dieu, il est tout aussi, voire même plus important, d’y mettre du sien pour aller de l’avant. L'Haïtien croit naïvement qu'il peut tout avoir sans aucun effort!!! Depuis que le monde existe, l’homme a toujours pu avancer que par ses propres forces. Il remercie Dieu, et ce à juste titre, de lui accorder la santé, la volonté, l’honnêteté et la force nécessaires pour accomplir quotidiennement ses tâches, mais ne s'est pas croisé les bras en attendant que la manne lui tombe du ciel. Aide toi et le ciel t'aidera. En d’autres termes, si nous ne faisons aucun effort pour sortir de ce marasme démentiel, de ce bourbier infernal, personne, même pas Dieu, ne le fera à notre place car il verra que nous sommes dépourvus de toute volonté d’un mieux-être. Solutionner la situation presqu’inextricable que connaît Haïti ne peut et ne pourra pas être l’œuvre ni d’un homme ni d’un petit groupe d’hommes. Avons-nous besoin de leaders ? La réponse est évidemment oui. Toutefois, il faut préciser que le travail ne leur revient seulement pas à eux, mais aussi à nous. Il nous faut un « Kombit » où chaque haïtien a l’obligation de fournir son apport à la construction du pays et le devoir de s’engager dans une concession mutuelle envers son compatriote pour un bien-être partagé. Notre contribution diffèrera certainement d’une personne à l’autre. Cependant, comme les doigts de la main, nous avons chacun notre importance et un rôle à jouer pour que le résultat puisse être un succès, le succès de chaque haïtien.

lundi 9 juin 2008

Le BioDiesel, une alternative possible...

Avec la hausse vertigineuse du baril de pétrole sur le marché international, les produits dérivés comme l’essence, le gasoil ou diesel, le kérosène suivent aussi la même ascension. Ces éléments de consommation courante creusent un trou considérable dans le budget des ménages et aussi dans celui de l’Etat Haïtien. Aussi, toutes sortes d’alternatives sont à l’étude pour palier à cette envolée de l’or noir. Parmi ces approches se trouve le biocarburant préparé à base d’huile végétal. Il est difficile d’imaginer la production de ce biocarburant avec de l’huile tirée de céréales alors qu’au niveau mondiale, la crise alimentaire fait rage. Il ne fait aucun doute que la priorité est à l'agriculture de céréales alimentaires.

En lisant l’article rédigé par Réginald Noel, paru dans le Nouvelliste #37849 intitulé « A propos du biodiesel », ce spécialiste en biodiesel a fait mention de la production de biocarburant à partir du Jatropha Curcas, plus connu en Haïti sous le nom de « Gwo Medsiyen ». Selon ses dires, le Jatropha n’est pas comestible, pousse dans des zones arides avec peu de pluviométrie, n’est pas mangé par le animaux et par-dessus tout, peut servir à la production de charbon de bois. Avec les surfaces de terres arides du Nord-Ouest, M. Noel estine que nous pourrions faire du reboisement à partir de plants de jatropha qui poussent rapidement et ne requièrent ni labourage, ni ensemencement (puisque la durée de vie de cet arbuste est de quarante ans environ), ni usage de pesticides et autres produits polluants (grâce à ses qualités insecticides et fongicides). Ces plants, une fois à maturité, pourraient permettre une production annuelle d’environ 200 millions de gallons de biodiesel. A quel prix? Il ne l’a pas précisé. Toutefois, il faut avouer que l’approche vaut la peine d’être faite. De plus, il serait possible de commercialiser aussi certains produits dérivés comme la glycérine, utiliser le tourteau(bagasse) après pressage comme engrais et fabriquer des briquettes à partir de la coquille de la graine. En effectuant quelques recherches sur l’internet, il semble que L'Inde, consciente des potentiels du Jatropha, s'apprêterait à planter 40 millions d'hectares, et a procédé à des tests intensifs de ce biocarburant. Trois Mercedes alimentées par du diesel de jatropha ont déjà parcouru 30,000 kilomètres. Le projet est soutenu par DaimlerChrysler et par l'Association Allemande pour l'Investissement et le Développement (Deutsche Investitions und Entwicklungsgesellschaft, DEG). Le Brésil est aussi très poussé dans ce domaine.

En analysant tous les aspects du Jatropha Curcas, nous sommes en mesure de nous demander pourquoi il n’existe en Haïti aucun engouement pour ce produit? Que fait l’Etat à ce propos alors que la facture pétrolière ne cesse d'augmenter avec un baril de pétrole qui tend vers les 135 voire 140.- dollars américians? Quel est le rôle du Ministère de l’Environnement dans ce dossier alors que le jatropha peut être un élément de reboisement? Quand pense le Ministère de l'Agriculture? Coté légalité, le Parlement se souci-t-il d'élaborer et de promulguer les lois sur ce nouveau produit? Où sont nos investisseurs? Sommes-nous réellement conscients des opportunités du diesel de jatropha ? Attendrons-nous que la République Dominicaine en fabrique pour que nous en importions comme c’est le cas actuellement pour beaucoup de produits de grande consommation? Autant de questions auxquelles il faudra trouver réponse dans un délai pas trop long.

Pour plus d’informations sur :
- le Jatropha Curcas, consultez
http://www.jatropha.de/
- Le Biodiesel en Haïti, consultez http://www.biocarburantsdhaiti.com/
- Biodiesel Haïti: biodieselhaiti@hotmail.com

dimanche 8 juin 2008

CAT'S, une comédie musicale réussie

La Compagnie de Danse Karol-Ann Vilaire, a offert le samedi 7 juin son premier spectacle à l'auditorium Ste Rose de Lima. Cette grande première s'est faite avec la mise en scène de CAT'S, une comédie musicale montée sur la musique de Andrew Lloyds Webber d'après l'oeuvre de T.S. Eliot " Old Possum's Book Of The Practical Cats".

Jouée par une quizaine de jeunes filles de 11 à 20 ans, représenant toutes des chats de tous types, cette comédie musicale raconte l'histoire d'un groupe de chats dans la pénombre d'un coin de rue, discutant et faisant valoir leurs atouts. Tous veulent être choisis pour la félinosphère, le monde divin des chats. Cependant, il y aura qu'un seul élu. Ces jeunes filles ont charmé le public tant par leurs gracieux gestes que par les mimes d'interprétation. La soliste Raquel Jean-Jacques, a été magnifique dans son interprétation de Grisabelle, une chatte usée par le poids des âges accompagné d'un solo gracieux de Régine Métayer, artiste invitée. Il faut aussi souligner la prestation de Fabien Charlier, le chat "punk" parfait dans son rôle.


Dans une mise en scène réalisée par Karol-Ann Vilaire-Zenny avec des chorégraphies montées par Karol-Ann et Régine Métayer, la Compagnie de Danse a réalisée une sortie triomphante pour sa grande première. Portant des costumes appropriés au spectacle, ces jeunes filles, maquillées par Winnifred Vilaire Vaval et Rachel Dépestre, ont concrétisé avec brio un rêve longtemps caressé par Karol-Ann et sa troupe aux termes de beaucoup d'efforts et de volonté de chacune d'entre elles. .

HaitiPositif souhaite que ce spectacle soit pour la Compagnie de Danse Karol-Ann Vilaire, le début d'une longue série de succès tant en Hati qu'à l'étranger. Encore Bravo!

Si reprise, à voir absolument!!!

Le Fort Jacques, un patrimoine inexploité.

Combien d'Haïtiens de Port-au-Prince, de Pétion-Ville et des environs connaissent le Fort Jacques à Fermathe??? A moins d'une heure de voiture de la Capitale, situé dans un cadre encore verdoyant avec une vue magnifique et une température agréable, le Fort Jacques est un patrimoine touristique qui ne demande qu'à être visité tant par les haïtiens que par les étrangers. Ce monument historique, restauré par l'ISPAN, il y a quelques annees, offre au visiteur un fier regard sur notre glorieux passé.

Ce site magnifique pourrait abriter un musée retraçant la période pré et post 1804 y compris l'histoire du fort en lui-même. Quand j'observe le flot de personnes (haïtiens et étrangers) se rendant à Mountain Maid, plus connu sous le nom de "Chez Wallace", je me demande combien d'entre eux ont visité le Fort Jacques qui se trouve à environ 10 minutes. Il ne leur vient peut être même pas à l'esprit d'effectuer une telle visite. Il est à déplorer qu'il n'existe aucun panneau indicateur incitant à la visite.

Avec l'accord des autorités compétentes (Ministère du Tourisme, Association Touristique d'Haïti, ISPAN,etc...), il serait possible de monter des tours touristiques, de programmer des projections de documentaires historiques, d'avoir des kiosques aux alentours offrant toutes sortes de produits tels que cartes postales, T-shirts, gadgets de tout ordre liés au Fort Jacques, à notre Indépendance, à Haïti, etc. De petits restaurants bien tenus pourraient aussi faire partie du décor. Toutes ces idées développeraient des activités de vente d'artisanat (déjà présentes vers Mountain Maid), de perspectives financières pour la commune, des fonds d'entretien de la route et du site. En fait, l'idée est de faire de ce site un pôle touristique incontournable pour tous. Il est possible de réaliser ceci en faisant en sorte que cette approche pragmatique soit faite de manière professionnelle (budget, chronogramme d'exécution, planifications des activités, plan de développement de la zone, infrastructures de fonctionnement et d'entretien, respect de l'environnement, plan écologique, etc...) par des professionnels en intégrant la population fermathoise à ce processus de développement.

Dans ce même ordre d'idée, il serait possible d'appliquer des méthodologies similaires au Fort Alexandre, à la Citadelle Henri Christophe, Vertières, Camp Perrin, Bassin Bleu à Jacmel, Forteresse des Platons dans la région des Cayes, aux vestiges de la Plaine du Cul de Sac, à nos différents sites historiques et naturels des autres départements. Le résultat de cet effort serait l'existence d'un plan touristique national qui conduirait:
  • à l'incitation au tourisme local;
  • à la création d'emplois dans le secteur touristique;
  • au développement des infrastructures hotelières;
  • à mieux vendre Haïti sur le plan international et touristique;
  • à véhiculer une image positive des Haïtiens;
  • à la découverte de ce magnifique pays qui est le nôtre.
Nous devons reconquérir notre réputation touristique des années 70 où des acteurs et artistes tels que Humphrey Bogard, Marilyn Monroe, Charles Aznavour, Sean Connery et j'en passe, ont gardé des souvenirs inoubliables de leurs séjours en Haïti.

Nous avons du pain sur la planche. Avec un esprit collectif et positif, travaillons ardemment pour un développement durable de notre pays.


lundi 26 mai 2008

Rue de l'Art : Adresse Pétion-Ville.

Il nous est peut être indifférent de voir chaque jour les toiles, sculptures en bois, oeuvres en pierre taillée ou pièces en tôle découpée exposées ça et là au haut de la route de Bourdon ou accrochées sur les murs des Frères de l'Instruction Chrétienne à Pétion-Ville. Toutes ces productions de nos artistes pourraient faire l'objet d'une rue piétonne à vocation touristique que l'on pourrait nommer Rue de l'Art ou Avenue des Artistes.

Il faudrait encourager les tours operators internationaux et les sites internet à vocation touristique à vendre cette destination à tous ceux qui s'intéressent à Haïti, à la Caraïbe. Cet espace permettrait aux visiteurs de voir les artistes au travail et aux artistes la possibilité d'écouler leurs produits. Toutefois, cetaines mesures d'ordre sécuritaire, organisationnel seraient à prendre en considération pour permettre aux visiteurs de déambuler en toute quiétude.
Il y a quelques années déjà qu'une bonne partie de la production artisanale de Jacmel part directement pour les îles de la Caraïbe avec la mention "Made in " suivi du nom du pays de destination. Aux dires des artistes jacméliens, la vente au niveau local est restreinte par manque de touristes. Alors, ils se plient aux desiderata des gros acheteurs. L'Association Touristique d'Haïti est-elle au courant de ces pratiques? Le Ministère du Tourisme est-il au courant de ces actes de tromperie? Probablement que oui. Aussi, la création d'un lieu destiné à l'exposition et à la vente des oeuvres de nos artistes, serait une des solutions possibles au développement de notre potentiel artistique. Cette rue dédiée à l'art devrait être fréquenté tant par nous autres Haïtiens que par les touristes.

Nous devons valoriser notre art et le revendiquer car il représente une magnifique fenêtre colorée vendant notre pays au reste du monde.

La gestion des déchets, un défi majeur pour Haïti.

L’élimination des ordures ménagères et industrielles représentent un défi colossal pour l’humanité alors que l’écologie devient simultanément un facteur économique, social et environnemental important. Il est triste de constater combien dans notre pays, ce concept de gestion des déchets ne rentre nullement dans notre mentalité. En prenant en considération la situation économique du pays, il peut être compréhensible et difficile de demander à celui qui se trouve dans une situation de recherche quotidienne de son « primum vivere » sans garantie aucune de le satisfaire, d'avoir comme priorité la gestion des ordures. Cependant, ceci n'excusant pas celà, il y a en Haïti un grand problème d'éducation orientée protection de l'environnement car les bouteilles de jus, les sachets d’eau, les assiettes en foam ou autres éléments polluants sont jetés partout sous aucun souci de l'environnement. A qui incombe la faute?

Est-il acceptable que les entreprises productrices de jus en bouteilles en plastique, eau en sachets, etc, ne soient nullement responsables écologiquement? Est-il acceptable que les particuliers en général ne se soucient guère de comment sont éliminés leurs sacs ou brouettes à ordures? Il suffit de se rendre vers le Ministère de l’Education Nationale et d'admirer le tableau qu'offre le canal du Bois de Chêne pour se rendre compte de la gravité de la situation. Dans certains pays, il est demandé aux citoyens d’aider leurs communes dans la gestion des ordures en les triant selon certains critères bien définis. Evidemment, les communes jouent aussi pleinement leurs partitions et sanctionnent ceux qui ne respectent pas la loi. En voyage aux USA, j’ai pu observer de beaux monticules gazonneux dans certains lieux de Miami. Sachant que je me trouvais en terre plate, je me suis renseigné. Ces monticules ont été en fait des décharges publiques pour certains types de déchets. Ces ordures en décomposition constante dégagent du méthane qui est récupéré à travers un système tubulaire étudié en conséquence, pour être distribué et utilisé dans les usines ou les foyers privés comme gaz de consommation courante. Ne pourrrait-on pas trouver des partenariats avec les entreprises gérant ces sites pour la création d'espaces similaires et le montage d'usines d'exploitation de méthane? En ce qui a trait aux déchets plastiques, ils sont recyclés pour produire des granulés à utilisations multiples.

J'ai le souvenir qu'au début des années 80, une usine de traitement de déchets avait été mise sur pied du coté de Ti Place Cazeau avec pour objectif, la transformation des déchets organiques en engrais pour l'agriculture. Malheureusement, elle a du fermer ses portes quelques mois après son inauguration. Savez-vous pourquoi? Par manque de matière première...alors que les études de faisabilité avaient montré que Port-au-Prince générait à l'époque plus qu'il n'en fallait pour le plein fonctionnement de l'usine. Si nous souhaitons réellement lutter contre l'érosion, il nous faut trouver une solution pour encourager l'utilisation du propane, du méthane ou du charbon naturel (obtenu par distillation de la houille) dument exploité en lieu et place du charbon de bois. Cependant, aux prix actuels du propane et sans usines à houille, le charbon de bois a encore de beaux jours au détriment de la destruction de la flore engendrant du même coup la disparition de la faune. Gardons en tête que le touriste actuel est sensible au facteur écologique.

Oui, nous croulons sous des tonnes de déchets, faisons face aux prix exorbitants du propane et constatons une érosion galopante engendrée par la production de charbon de bois. Alors, il est du devoir de chacun de nous d'entamer cette réflexion et commencer par gérer nos propres ordures. Donnons nous comme mission de protéger notre environnement en éduquant notre entourage en ce sens.

vendredi 23 mai 2008

Info utile

La saison cyclonique débute officiellement le 1er juin prochain. Il est toujours bon de se renseigner car mieux vaut prévenir que guérir. Je vous fournis 2 adresses en français gérant les informations sur le bassin des Caraïbes. Vous y trouverez la liste des prévisions 2008, les conseils pratiques, des liens utiles, etc...

jeudi 22 mai 2008

Bravo à la Fondation Seguin

Hier au Karibe Convention Center, la Fondation Seguin a présenté un film sur l'état alarmant du Parc La Visite. Ce joyau de la nature émerveille et effraye simultanément. Ce film, réalisé par René Durocher et présenté par Kompè Filo, devrait faire l'objet de projections gratuites sur les places publiques dans les régions métropolitaines, dans les provinces, dans la diaspora, à l'Unesco, etc. Nous félicitons les membres de la Fondation Seguin pour leur acharnement à voir Haïti avec un autre regard. Chacun de nous devons déjà, dans notre environnement proche, faire le premier pas écologique pour une Haïti Verte.

mardi 20 mai 2008

Que la lumière soit et le blakawout fut...

Parlant à un proche ami, il m’a fait part de sa très récente mésaventure. Rentrant chez lui après une journée éreintante, il passe l’interrupteur et ……..rien. Pensant à une coupure électrique (nous en avons l’habitude), il n’y prêta pas attention. Le lendemain, même scénario. Alors notre ami se renseigne dans le quartier et à son grand étonnement, il est le seul à être dans le noir. Il fait venir un électricien pour vérification des fuses, panel breakers, etc, tout est normal. Une seul explication «Direktè, EDH koupe kouran w ». Le surlendemain, il se rend au bureau de l’EDH et quelle fut sa surprise en apprenant qu’effectivement, sa connexion a été désactivée pour cause de non paiement. Alors, brandissant son bordereau payé depuis bien des jours, il apprend avec stupéfaction que son paiement n’étant pas encore enregistré dans l’ordinateur, le « coupeur » n’a pas pu avoir l’information…

Nous félicitons notre cher ami d’avoir gardé son sang-froid car cela démontre une certaine sagesse. Cependant, Messieurs de la Direction de l’EDH, faites le nécessaire là où le nécessaire doit être fait et sans parti prix. Ne frustrez pas ceux qui payent !!!

Environnement...

En écoutant aujourd'hui sur Vision 2000, l'intervention du Président de la Fondation Seguin, je me souviens avoir sous la main une photo récente prise à partir du Morne Lazarre visualisant le fameux bidonville ou plutôt bétonville de Pétion-Ville: Jalousie.
Jalousie, je ne saurias en faire l'historique. Cependant, j'ai pu constaté sa fulgurante évolution. Ce qui jadis était un petit territoire est devenu aujourd'hui une "Mégalo-bidonville", pardonnez mon barbarisme...
Nous souhaitons activer notre industrie touristique. Alors, nous devons aussi faire notre "homework" pour éviter l'expansion et la reproduction d'espaces similaires. Faisons le voeu d'offrir d'autres spectacles aux yeux du monde. Ces changements ne dépendent pas seulement de l'Etat mais résident aussi dans la conscentisation et la participation de chacun de nous à la reconstruction d'Haïti.

lundi 19 mai 2008

Merci pour les autres

Ce matin en emmenant les enfants à l'école, j'ai été pris comme à l'accoutumée dans un de nos fameux blocus, d'on ne sait pourquoi. Tout un chacun roulait au rythme de son prédécesseur. Un véhicule, vitres teintées, dépassa la file en empruntant la voie inverse. Sans surprise ni étonnement, la plaque minéralogique commençait par un "OF-.........". Il se peut bien que ce véhicule se frayait son chemin car étant peut être en mission spéciale, qui sait? Cependant, autant que je me souvienne, selon le code de la circulation des véhicules, seul un véhicule utilisant la sirène ou le girophare a automatiquement droit de passage quelque soit les circonstances. Celui-ci était dépourvu des deux...

Je ne veux point critiquer mais j'estime que pour le respect du simple citoyen qui prend son mal en patience, le propriétaire ou conducteur de cette voiture immatriculée avec une plaque officielle, devrait se donner la peine de se réveiller un peu plus tôt pour montrer que l'exemple vient d'en haut.

Ne dit-on pas que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt...

Haiti, un autre regard...

Avez-vous déjà essayé de voir Haïti avec ses richesses naturelles, ses sites, ses plages, son art, sa musique,...? Vous ne l'avez pas encore fait? Alors, je vous encourage vivement à vous y lancer. Ne vous laissez pas intimider par les phénomènes socio-politiques. En réalité, quel pays peut à l'heure actuelle prétendre à aucun de ces problèmes? Nous y sommes plus sensibles parce que notre communauté est confrontée à ces phénomèmes depuis environs une quizaine d'années. Nous ne pouvons nullement prétendre les ignorer ou s'y habituer, simplement je crois que nous devons prendre le dessus et supporter notre pays dans le combat contre la détérioration physique et morale et faire resortir sa beauté aux yeux du monde. N'oubliez pas que cette lutte est celle de chacun de nous pour une victoire collective et un développement durable.

dimanche 18 mai 2008

Le phénomène "Cellulaire"


Bien que nous soyons en retard dans beaucoup de domaines, il est intéressant de voir que le phénomène du portable est présent partout et dans toutes les couches sociales. En effet, la téléphonie cellulaire est un des rares domaines où nous sommes dans la foulée mondiale. Cet outil de communication jadis considéré comme un luxe est actuellement une banalité qui dépasse la communication pure mais qui s'inscrit plutôt dans le codre de la communication globale voix et données.

Nous observons que le nombre de portables en Haïti est en constante augmentation. Ce réseau de communication mobile nous offre des opportunités sous-estimés. Par le biais de réseaux wi-fi, GPS, GSM, etc, l'internet ne se limite plus au laptop mais se porte et se transporte partout. Ce virage technologique s'accompagne aussi d'un transfert des coûts de communications d'un opérateur public vers des compagnies privées tant nationales qu'internationales. Le plus intéressant dans le phénomène "cellulaire" en Haïti est qu'il arrive parfois que des personnes préfèrent diminuer sur leurs possibilités du "primum vivere" pour se payer une carte de téléphone à 50gdes.

Il existe des aspects bien moins intéressants du cellulaire. Les entreprises ont constatées une augmentation catastrophique de leurs coûts téléphoniques car leurs employés utilisent les lignes analogiques des entreprises pour placer des appels vers des opérateurs privés. Certaines d'entres elles ont dues prendre des mesures drastiques en interdisant carrément les appels vers les portables.

Les coûts des appels sont peut être encore trop élevés pour les bourses haïtiennes. Pensez-vous qu'il soit nécessaire que les opérateurs téléphoniques revoient à la baisse leurs coûts? Comment selon vous les fournisseurs de services internet vont-ils réagir vis-à-vis des possibilités de surfer par cellulaire?

mercredi 14 mai 2008

Ki sa Ayiti ofri?

Ayiti se you peyi ki chita nan mè dè zantiy. Li genyen ampil bel plaj ak bèl moun. Se you pèp ki akeyan ampil. Se you ti peyi ki gen ampil posiblite devlopman ladan: Touris, Atis, Penti, Tablo, Bin Misik, Kompa, Twoubadou, atizana at latriye. Ampil bel bagay